A l’occasion de la sortie de son dernier film Miss Peregrine et les enfants particuliers, focus sur cinq personnages qui définissent la filmographie de Tim Burton.

Article initialement publié sur europe1.fr le 4 octobre 2016.

L’univers cinématographique de Tim Burton est peuplé de personnages fantastiques, étranges, loufoques, monstrueux… De Pee-Wee Big Adventure (1985) à Miss Peregrine et les enfants particuliers (en salle le 05 octobre), l’attachement du cinéaste aux héros hors-norme est progressivement devenu sa marque de fabrique. Johnny Depp, Michael Keaton, Helena Bonham Carter, Jack Nicholson, aujourd’hui Eva Green : rarement un cinéaste a autant transformé ses acteurs pour donner vie à ses fantaisies. Tour d’horizon avec cinq personnages iconiques.

  • Beetlejuice, dans le film éponyme (1988) : le monstre comique

Dans cette comédie devenue culte, Michael Keaton incarne Beetlejuice, un « bio-exorciste » censé aider les Maitland, décédés dans un accident de voiture, à hanter les nouveaux occupants de leur maison. Mais très vite, le bonhomme se révèle plus drôle qu’effrayant. Grossier, pervers, bruyant, Beetlejuice agace autant qu’il fascine. « Il est horrible et tout le monde le sait, explique Tim Burton dans un livre d’interviews paru en 2005. Il est vite catégorisé et c’est un avantage car cela lui donne une totale liberté – un peu triste c’est vrai – dans ses actions. Il représente le seul point positif à être stigmatisé. » Réhabiliter les déviants, un mantra pour le réalisateur qui fut lui-même un enfant marginal.

 beetlejuice
  • Bruce Wayne/Batman, dans Batman (1989) et Batman : Le Défi (1992) : le héros sombre

Avant la trilogie de Christopher Nolan, les films de Tim Burton étaient la référence en matière d’adaptation de Batman. Une renommée en partie due à l’interprétation de Michael Keaton. Ce n’était pourtant pas gagné car Burton n’est pas un fan des héros de comics. Il est pourtant séduit par les dernières aventures du chevalier noir parues en BD, plus sombres (The Dark Knight, The Killing Joke). Le film est conçu dans cette veine avec un héros qui n’hésite pas à tuer. Keaton adopte une voix plus basse pour Batman que pour Bruce Wayne et campe néanmoins un pilier moral dans un monde peuplé de méchants monstrueux (dont Jack « Le Joker » Nicholson). « Ce qui est bien avec Batman, c’est qu’il navigue dans des zones grises, cela offre beaucoup de possibilités pour développer le personnage », dit le réalisateur à ce propos. Batman est le seul véritable « héros » de la filmographie de Tim Burton.

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