Déjà récompensée à trois reprises aux États-Unis pour son rôle dans Elle, Isabelle Huppert a également remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique le 8 janvier. Une nomination à l’Oscar lui tend désormais les bras mais de là à décrocher la statuette…

Article initialement publié sur europe1.fr le 7 décembre 2016.

« Thank you. Thank you. Oh my God« . C’est peu dire qu’Isabelle Huppert était émue dimanche soir au moment de recevoir – des mains de Leonardo DiCaprio s’il vous plaît – son Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique. La Française aux plus de 100 rôles au cinéma a coiffé au poteau Amy Adams (Premier Contact) et Natalie Portman (Jackie) grâce à son rôle dans Elle de Paul Verhoeven. Isabelle Huppert peut légitimement envisager une nomination aux Oscars.

Cette récompense, décernée par la presse étrangère résidant à Hollywood, ne vient pas de nulle part. Fin décembre, en l’espace d’une semaine, Isabelle Huppert avait déjà reçu trois prestigieuses distinctions aux États-Unis. Suffisant pour la lancer dans la course aux Oscars. Une reconnaissance mérité au vu de sa performance dans le film du néerlandais, tourné en français et représentant de la France pour l’Oscar du meilleur film étranger. Elle interprète une femme violée qui retrouve son agresseur. Fascinée, elle entame avec lui un jeu malsain, véritable malaise pour le spectateur.

Primée par le cinéma indépendant. Son rôle transgressif a d’abord valu à Isabelle Huppert de remporter le Gotham Independent Film Award de la meilleure actrice, fin novembre. Cette cérémonie qui promeut et récompense les films indépendants est un bon indicateur pour les Oscars. L’an dernier, elle avait « anticipé » Spotlightpour le meilleur film et en 2014, elle avait eu raison concernant le meilleur film (Birdman) et la meilleure actrice (Julianne Moore).

Sacrée par les critiques. Autres récompenses de bon augure pour Isabelle Huppert : les deux prix de meilleure actrice remis par les cercles de critiques de New York et de Los Angeles (conjointement pour Elle et L’avenir, de Mia Hansen-Love). En 2012 et 2013, les critiques new-yorkais avaient vu juste en prévoyant les sacres de Jennifer Lawrence puis Cate Blanchett aux Oscars. Quant aux spécialistes de la cité des Anges, ils avaient également eu le nez creux concernant Cate Blanchett ainsi que pour Meryl Streep en 2011.

Des adversaires coriaces. Ces récompenses ont d’autant plus de valeur que la concurrence est rude pour prétendre à une place de finaliste aux Oscars – les nominations seront annoncées le 24 janvier et la cérémonie aura lieu le 26 février. Isabelle Huppert fait notamment face à… Jackie Kennedy, ou plutôt Natalie Portman, grimée en épouse de JFK pour Jackie, un biopic très attendu de l’iconique First Lady. Autre sérieuse concurrente, Emma Stone, star de la comédie romantique musicale La La Land, déjà portée aux nues par la critique outre-Atlantique.

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