Pour patienter jusqu’à la sortie d’Avengers : Infinity War à la fin du mois, on pourra voir un film catastrophe français (oui, oui !), le retour de Wes Anderson à l’animation, une nouvelle incarnation de Pablo Escobar et quelques autres friandises alléchantes.

Dans la brume

Le pitch. Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe. Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume.

Pourquoi on va le voir. Après Grave qui a donné un coup de fouet au film d’horreur, au tour de Dans la brume de secouer le cinéma de genre en France. Daniel Roby, réalisateur québécois, tente cette fois de donner ses ses lettres de noblesse au film catastrophe en s’entourant d’un casting sexy (Romain Duris, Olga Kurylenko). Un projet ambitieux qui, s’il est couronné de succès, pourrait donner des idées à d’autres cinéastes… Sortie le 4 avril.

Red Sparrow

Le pitch. Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents.
Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

Pourquoi on va le voir. Red Sparrow nous arrive des États-Unis avec des critiques mitigées, la faute à des accents peu crédibles et des personnages pas très développés. Reste quand même la performance impliquée de Jennifer Lawrence et son jeu du chat et de la souris avec un Joel Edgerton toujours efficace. Un thriller qui devrait permettre de passer un bon moment. Sortie le 4 avril.

Don’t worry, he won’t get far on foot

Le pitch. Devenu tétraplégique à 21 ans dans un accident de la route après une nuit de beuverie avec son ami Dexter, John Callahan n’a pas la moindre intention d’arrêter de boire. Il finit pourtant par suivre une cure de désintoxication, soutenu par sa compagne et un mentor charismatique, et se découvre alors un don inattendu : il crée des dessins à l’humour noir, satirique et insolent, qui lui vaudront un succès international dès leur publication dans la presse. En dessinant, Callahan découvre une nouvelle manière de voir la vie…

Pourquoi on va le voir. Vous avez aimé Joaquin Phoenix et Rooney Mara en Jésus et Marie Madeleine ? Alors vous aimerez Joaquin Phoenix en dessinateur satirique soutenu par sa compagne Rooney Mara. Le couple à la ville est réuni pour la seconde fois à l’écran, cette fois sous le patronage de Gus Van Sant, visiblement remis de l’accident industriel Nos Souvenirs. L’histoire vraie du dessinateur John Callahan respire la vie et l’amitié. Sortie le 4 avril.

L’Île aux chiens

Le pitch. En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Île aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

Pourquoi on va le voir. Après Fantastic Mr. Fox en 2009, le génial Wes Anderson revient à l’animation, toujours pour parler d’animaux et avec la même technique d’animation en volume. Cela devrait suffire à vous convaincre mais au cas où vous hésiteriez encore, je vous donne le casting vocal (en VO bien sûr) : Bryan Cranston, Edward Norton, Bill Murray, Jeff Goldblum, Greta Gerwig, Frances McDormand, Harvey Keitel, Scarlett Johansson, Ken Watanabe… Sortie le 11 avril.

Game Night

Le pitch. Max et Annie animent un jeu une nuit par semaine. Cette fois ils comptent sur Brooks, le frère charismatique de Max, pour organiser une super soirée à thème autour du polar, avec vrais faux malfrats et agents fédéraux ! Brooks a même prévu de se faire enlever…. sauf qu’il reste introuvable. En tentant de résoudre l’énigme, nos joueurs invétérés commencent à comprendre qu’ils se sont peut-être trompés sur toute la ligne : s’agit-il vraiment d’un jeu ?

Pourquoi on va le voir. Les comédies américaines sur les fêtes qui partent en sucette, il en sort deux par mois. Mais celle-là sort du lot grâce à son sens du rythme et ses rebondissements dignes d’un vrai thriller. Très bien accueilli par la critique aux États-Unis, Game Night peut s’appuyer sur l’espiègle duo Jason Bateman-Rachel McAdams pour faire vivre aux spectateurs une nuit complètement dingue. Sortie le 18 avril.

Escobar

Le pitch. Impitoyable et cruel chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar met la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue. Fascinée par son charisme et son pouvoir, la très célèbre journaliste Virginia Vallejo, va s’apercevoir qu’on ne s’approche pas de l’homme le plus dangereux du monde impunément.

Pourquoi on va le voir. Le public français étant visiblement trop bête pour comprendre le titre VO Loving Pablo pourtant bien plus adapté, nous avons droit à un peu subtil Escobar (duh!). Un retitrage qui doit permettre de miser à fond sur la hype qui porte le légendaire narco-trafiquant colombien depuis quelques années. Cette fois, c’est Javier Bardem qui prête son vilain visage à Pablo Escobar mais c’est surtout Penélope Cruz qu’on attend dans le rôle de la journaliste énamourée. Sortie le 18 avril.

My Wonder Women

Le pitch. Professeur de psychologie à Harvard dans les années 30, William Marston mène avec sa femme des recherches sur le détecteur de mensonges. Une étudiante devient leur assistante, et le couple s’éprend de la jeune femme. Un amour passionnel va les lier, et ces deux femmes deviennent pour Marston la source d’inspiration pour la création du personnage de Wonder Woman.

Pourquoi on va le voir. Le monde entier connaît Wonder Woman, qui plus est après le phénoménal succès du film DC retraçant ses aventures sur grand écran (2017). Mais on connait moins les origines du personnage, sa création par le professeur William Moulton Marston. S’inspirant de sa femme et de leur amante, il a donné vie à une héroïne très controversée en son temps, loin de l’icône féministe que l’on vend aujourd’hui au public. Sortie le 18 avril.

Avengers : Infinity War

Le pitch. Le complot qui menace la galaxie en sourdine se révèle enfin au grand jour. Thanos, titan à la puissance dévastatrice en quête des six Pierres d’Infinité débarque sur Terre pour réclamer son dû. S’il rassemble les pierres, ce despote les utilisera afin d’imposer sa volonté sur tout l’univers. Face à lui, les Avengers qui ont combattu maintes fois pour protéger la Terre forment une nouvelle fois le dernier rempart. Mais Thanos n’est pas n’importe qui et les super-héros vont se retrouver en grande difficulté.

Pourquoi on va le voir. En une seule bande-annonce épique et apocalyptique, Marvel a rappelé qui est le patron et prouvé l’impact de sa mythologie sur le public. Il aura fallu dix ans et dix-huit films pour en arriver à cet affrontement d’anthologie face à Thanos (aperçu ici et là), chaque film apportant sa pierre à l’édifice Marvel. Le temps est venu d’en finir (en deux parties quand même, business is business) et ça risque de cogner fort. Sortie le 25 avril.