Ce premier mois d’été s’annonce séduisant entre blockbusters qui tâchent et films plus intimistes et rafraîchissants.

Wonder Woman

Il a fallu attendre douze ans pour qu’Hollywood se remettre des catastrophes industrielles Catwoman et Elektra et produise un nouveau film entièrement dédié à une super-héroïne. Et qui d’autre que l’iconique Wonder Woman pour redorer le blason des femmes qui sauvent le monde ? Pour l’occasion, la princesse des Amazones a droit a son origin story, située pendant la Première guerre mondiale.

Visiblement, DC et Warner ont retenu la leçon des déceptions Batman V Superman (trop sérieux) et Suicide Squad (trop foutraque). Wonder Woman offre une aventure cadrée, sans grande surprise, mais servie par un humour finement dosé et des personnages complexes. Surtout, c’est un film bien fait, avantage de placer derrière la caméra Patty Jenkins, une réalisatrice avec une vraie proposition de cinéma. Girl power ! Sortie le 7 juin.

La Momie

Quoi que l’on pense de Tom Cruise, chacun de ses films est un événement. L’icône du cinéma d’action se risque cette fois dans un projet un peu spécial : le reboot de La Momie, première pierre du « Dark Universe » qui rassemblera les monstres d’Universal (Frankenstein, l’Homme invisible, Dracula…). Tom Cruise ouvre le bal, sous la direction d’Alex Kurtzman (scénariste prolifique, notamment de Mission Impossible 3 et Edge of Tomorrow avec Tom).

Monstre culte d’Universal dans les années 1940, la momie avait eu droit à une nouvelle adaptation en 1999, sous la forme d’une aventure familiale qui jouait parfaitement son rôle de substitut d’Indiana Jones. Cette fois, fini l’humour potache, on retourne aux origines avec un film plus effrayant, plus sombre. Tom Cruise aura fort à faire face à l’effrayante créature antique, incarnée ici par la franco-algérienne Sofia Boutella (vue dans Kingsman avec des lames à la place des jambes). Sortie le 14 juin.

Creepy

Takakura, ancien profiler de la police devenu professeur de criminologie, emménage avec sa femme dans un nouveau quartier. Pendant que ses recherches l’amènent à se pencher sur le cas d’une famille disparue, sa femme se lie d’amitié avec Nishino, leur nouveau voisin. Quand Takakura entrevoit des liens entre son affaire et Nishino, une partie d’échec s’engage entre les deux hommes.

Réalisateur phare du cinéma japonais des vingt dernières années, Kiyoshi Kurosawa fait ici son grand retour au film noir. Tout ici rappelle David Fincher : le couple propret, les personnages louches, l’ambiance poisseuse, la photo blafarde… Acclamé au Japon et aux États-Unis, ce polar devrait faire frissonner les spectateurs. Sortie le 14 juin.

Okja

Sans surprise après la polémique (assez idiote) qui a opposé Netflix au Festival de CannesOkja, film produit par la plateforme de VOD, est reparti bredouille de la croisette. Pas illogique tant ce long-métrage étrange et poétique semble bien loin de répondre aux critères cannois.

Okja narre en effet les pérégrinations d’une jeune fille coréenne, lancée à la recherche de son drôle d’animal de compagnie, sorte de croisement entre un chien et un hippopotame, enlevé par une multinationale avide de profits. Une jolie fable écologiste et humaniste à la dimension internationale (les acteurs sud-coréens côtoient les stars Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal et Paul Dano). Sortie le 28 juin sur Netflix.

Le quitte ou double : The Wall

En Irak, deux soldats sont envoyés en reconnaissance sur un lieu stratégique. Sur place, le sergent-chef Matthews est touché par un sniper. Réfugié derrière un mur, le sergent Isaac ne peut secourir son camarade. Le sniper irakien, invisible, entre en contact avec lui. Sous un soleil de plomb et alors que l’eau se raréfie, les deux hommes engagent un duel par radio interposée.

The Wall pourrait bien avoir été écrit sur un coin de table, avec son allure de film-concept. Petit casting (Aaron Taylor-Johnson et le catcheur John Cena ont les premiers rôles), petit budget, durée resserrée de 1h20 : ce n’est pas le film de guerre de base. Et c’est justement ce qui pourrait en faire un coup de génie, d’autant plus que Doug Liman (La Mémoire dans la peau, Edge of Tomorrow) est aux manettes. Sortie le 7 juin.