Le mois de mai s’annonce radieux et on passera plus de temps dans les parcs que dans les salles obscures. Toutefois, on profitera des quelques jours de pluie pour s’intéresser au retour de Deadpool, à la jeunesse d’Han Solo, à un fakir coincé dans une armoire Ikea et, bien sûr, au Festival de Cannes.

Everybody Knows

Le pitch. A l’occasion du mariage de sa sœur, Laura, qui vit en Argentine avec son mari, revient avec ses enfants dans son village natal au cœur d’un vignoble espagnol. Elle y retrouve son ex, Paco, qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Mais le jour des célébrations, la fille de Laura est kidnappée. Dans un village où tout le monde se connaît, la suspicion rend l’atmosphère étouffante. Le drame va faire ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Pourquoi on va le voir. Cruz-Bardem, deuxième ! Habitué à tourner ensemble, le couple le plus glamour du 7ème art est tombé bien bas avec le très récent Escobar, portrait paresseux du narcotrafiquant. Changement de braquet avec Everybody Knows, le nouveau film d’Asghar Fahradi, présenté en ouverture du Festival de Cannes. Thriller en quasi huis-clos, le huitième film du cinéaste iranien promet son lot de frissons et d’émotions. Sortie le 9 mai.

Gringo

Le pitch. Harold Soyinka est un homme d’affaires, fraîchement marié, qui travaille pour la Cannabix Technologies Inc., une compagnie pharmaceutique qui transforme de la marijuana à des fins médicales, en pilules. Ses patrons, Elaine Markinson et Richard Rusk, l’envoient au Mexique pour qu’il gère la manufacture de cette nouvelle drogue. Mais Harold est aussitôt kidnappé par le cartel mexicain, qui refuse la concurrence. Bloqué et recherché du mauvais côté de la frontière, Harold va devoir survivre assisté par Mitch, un mercenaire professionnel.

Pourquoi on va le voir. Gringo, c’est la promesse d’une comédie d’action foutraque, dans la lignée d’un No Pain No Gain ou du récent Hitman & Bodyguard. On sait que ce ne sera pas le film de l’année, loin de là, et qu’en sortant de la salle on aura déjà oublié la moitié du film. Mais peu importe, on aura (a priori) passé un bon moment pendant deux heures, avec du rire facile et quelques scènes d’action bien foutues. C’est déjà pas mal et qui sait : on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise…

Deadpool 2

Le pitch. Deadpool est de retour et cette fois, il n’est pas seul. Quand Cable, soldat surpuissant qui voyage dans le temps, surgit pour s’en prendre à Russell, un jeune mutant, le « Merc with a mouth » forme une équipe de mutants appelée X-Force pour protéger le garçon. En plus de Colossus et Negasonic Teenage Warhead, Wade Wilson est rejoint par Domino, une combattante aguerrie et très chanceuse, Bedlam et Shutterstar.

Pourquoi on va le voir. Faut-il présenter Deadpool ? Après une entrée fracassante au cinéma en 2016, le mercenaire insolent et vulgaire revient avec une nouvelle aventure encore plus trash et décalée. Ryan Reynolds s’est tellement approprié le personnage de Deadpool que la combinaison rouge et noir est devenue une seconde peau pour lui : il s’éclate et nous aussi. Face à lui, Josh Brolin incarne son deuxième méchant en un mois après son interprétation très fine de Thanos dans Avengers : Infinity War. Sortie le 16 mai.

Solo : A Star Wars Story

Le pitch. A 18 ans, Han Solo est un jeune homme plein d’ambition. Quand Dryden Voss, un gangster influent monte une équipe pour un coup, il met en avant ses talents de pilote pour se faire embaucher. A ses côtés, son ami Chewbacca, le beau parleur Lando Calrissian, l’énigmatique Qi’Ra, la mortelle Val et l’expérimenté Tobias Beckett forment une équipe de choc à bord du Faucon Millénium.

Pourquoi on va le voir. Décrit comme étant à mi-chemin du western et du film noir, ce spin-off sur la jeunesse d’Han Solo suscite beaucoup d’interrogations. Réalisateurs virés après quatre mois de tournage (Ron Howard a terminé le film), bande-annonce très tardive, choix de l’acteur principal (Alden Ehrenreich) discutable… Pas très rassurant. Reste l’attrait éternel de la saga Star Wars et quelques plans assez impressionnants de la bande-annonce pour nous pousser quand même dans les salles. Sortie le 23 mai.

L’Extraordinaire Voyage du fakir

Le pitch. Aja, un jeune arnaqueur de Mumbai entame, à la mort de sa mère, un extraordinaire voyage sur les traces du père qu’il n’a jamais connu. Il rencontre l’amour à Paris dans un magasin Ikea mais en dormant dans une armoire du magasin, il se retrouve embarquer sur les routes d’Europe. Aja va connaître le danger en compagnie de migrants somaliens en Angleterre, la célébrité sur une piste de danse à Rome, l’aventure dans une montgolfière au-dessus de la Méditerranée, et comprend finalement ce qu’est la vraie richesse et qui il souhaite devenir.

Pourquoi on va le voir. Paru en 2013, L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea est ce qu’on appelle un phénomène d’édition. Traduit en plus de 30 langues, le roman de Romain Puértolas a donc été logiquement adapté, avec un titre raccourci, marketing oblige. Récit des aventures d’un jeune Indien à travers l’Europe, le film se veut un concentré de bonne humeur et de sourire. Et pourquoi pas ? Sortie le 30 mai.