L’été approche et ça se ressent dans les sorties ciné du mois. En mai, on se fait peur et on part à l’aventure. Ah ! et Brad Pitt passe dire bonjour.

Get Out

Rarement film d’horreur aura bénéficié d’autant de hype avant même sa sortie dans les salles françaises. Get Out, première réalisation du comique Jordan Peele est présentée comme un film de genre. Le pitch, d’une banalité qui rappelle The Visit, est simple : Chris Washington, un jeune Afro-Américain, rencontre les parents de sa fiancée blanche. Derrière leur apparence bienveillante, les parents de la jeune femme ne seraient-ils pas des psychopathes ?

L’opposition entre noirs et blancs est loin d’être fortuite. Get Out ne conçoit pas la terreur comme une finalité mais plutôt comme un moyen de faire passer un message sur le racisme ambiant qui empoisonne encore certains endroits du Sud des États-Unis. Derrière les frissons se cache une réflexion politique bien sentie et une comédie satirique intelligente. Sortie le 3 mai.

Alien: Covenant

En 1979, Ridley Scott donnait des sueurs froides aux cinéphiles avec le premier opus d’une saga désormais culte : Alien. Après trois suites inégales dirigées par trois cinéastes différents, Ridley Scott était revenu aux affaires en 2012 avec Prometheus, un prequel censé répondre aux questions sur l’origine du monstre de l’espace. Mais le film posait plus de nouvelles questions qu’il n’offrait de réponses et les fans étaient sortis déçus.

Alien : Covenant doit réparer ce semi-échec. Suite de Prometheus et prequel d’Alien, le sixième opus de la saga doit réconcilier les fans de la première heure avec leur extraterrestre « préféré ». Ridley Scott poursuit l’exploration de la mythologie d’Alien mais ne la conclut pas : deux autres suites à Alien : Covenant sont prévues, donc deux autres prequels à Alien. Vous suivez ? Sortie le 10 mai.

Le Roi Arthur: la légende d’Excalibur

Qui se souvient du Roi Arthur réalisé par Antoine Fuqua en 2004, avec Clive Owen dans le rôle-titre ? Personne. Alors qu’Hollywood ne cesse de revisiter l’histoire de l’humanité, le célèbre Roi de Bretagne attend encore d’avoir un film à la hauteur de son mythe. Le Roi Arthur : la légende d’Excalibur tente sa chance mais autant vous le dire tout de suite : ce n’est pas un film historique. Tout simplement car c’est Guy Ritchie qui s’y colle.

Le britannique déjanté à la filmographie totalement culte (Snatch, Crimes, arnaques et botanique, Sherlock Holmes…) entend bien secouer les fondations de la légende arthurienne. Ce film (le premier d’une série de six prévus !) présente la jeunesse du héros, un vagabond pas très noble (Charlie Hunnam) qui ignore le destin qui l’attend. Pour lui, pas de table ronde et de chevaliers aux noms ronflants : simplement des rebelles chargés d’une bataille trop grande pour eux. Intrigant mais risqué. Sortie le 17 mai.

Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar

Véritable machine de guerre du divertissement, Disney a les reins assez solides pour produire des films que personne d’autre ne peut se permettre. Pour faire simple, les 3ème et 4ème opus de la saga Pirates des Caraïbes sont les deux films les plus chers de l’histoire du septième art. Des aventures totales avec figurants par centaines, décors somptueux, castings de rêve et batailles à couper le souffle. Avec son budget de 320 millions de dollars, La Vengeance de Salazar ne promet pas moins.

Reste que le dernier film en date (… La Fontaine de Jouvence, 2011) montrait un essoufflement de la saga. Six ans plus tard, Johnny Depp doit donc à nouveau faire ses preuves, séduire un public qui n’a pas grandi avec les premiers films. Sa nouvelle aventure le confronte au terrifiant capitaine Salazar, vieille connaissance qui ne lui veut pas du bien. On n’en sait guère plus. Mais Jarvier Bardem en méchant grimé, ça donne envie : souvenez-vous de Silva dans Skyfall, de Chigurh dans No Country for Old Men. Sortie le 24 mai.

Et sur Netflix…
Récemment, Brad Pitt a plus fait parler de lui pour ses frasques conjugales (divorce, addiction à l’alcool) que pour ses apparitions cinématographiques. Son dernier grand rôle important ? Le sergent chef de Fury, en 2014 déjà. Coïncidence, c’est par le film de guerre que l’icône masculine entame son retour : War Machine, produit par Plan B, sa boîte de prod’.
Mais là où Fury jouait la carte de l’immersion violente, War Machine opte pour la comédie satirique en adaptant l’histoire vraie d’un général pas franchement compétent. David Michôd se moque allègrement de l’attitude de l’armée américaine et Brad Pitt, blond péroxydé, en fait des tonnes. Ça se tente. A voir à partir du 26 mai.