Ça y est, c’est les vacances ! Et qui dit vacances dit détente, fun et pas de prise de tête. Alors sortez de votre hamac et prenez un grand seau de popcorn : le divertissement made in Hollywood débarque en force en juillet.

Moi, moche et méchant 3

Il y a quatre ans, nous avions laissé Gru et Lucy en plein bonheur, juste mariés après une mission réussie. Pour sa troisième aventure l’ex-super-méchant devenu agent secret s’attaque à Balthazar Bratt, un méchant affublé d’une coupe mulet, tout droit sortie des années 80. Mais la mission ne se déroule pas comme prévue et le couple d’agents est mis à pied. Jusqu’à ce que l’apparition de Dru, le frère de Gru, ne bouleverse le quotidien morose de nos héros…

En 2010, Moi, Moche et Méchant avait apporté un vent de fraîcheur aux dessins animés américains. Le deuxième opus (2013) surfait sur la vague du premier sans vraiment se renouveler. Puis la saga a été absorbée par ses créatures, les Minions, qui ont eu droit à un film solo franchement superflu. Alors que les autres franchises animées s’essoufflent (L’Âge de Glace, Shrek, Cars…), Moi, Moche, Méchant tente de garder le rythme en misant toujours sur son humour cartoonesque. Sortie le 5 juillet.

Spider-Man: Homecoming

Dire que cette nouvelle adaptation des aventures de Spider-Man est attendue serait un euphémisme. Sonnés par la faible qualité des deux films The Amazing Spider-Man (2012 et 2014), les fans de l’Homme-Araignée réclament corps et âme un vrai bon film Spider-Man depuis le deuxième opus de Sam Raimi, avec Tobey Maguire, sorti en 2004 (le 3 était infect). Appel entendu par Marvel qui a repris une partie des droits à Sony pour donner un nouveau souffle au plus populaire des super-héros.

Le duo Sony-Marvel a opté pour un Spider-Man rajeuni, sous les traits de Tom Holland, âgé de 21 ans. Après son intervention dans Civil War, Peter Parker garde le costume de Spider-Man avec la bénédiction de son mentor Tony Stark/Iron Man. A New York, il jongle entre la lutte contre le crime et sa vie de lycéen. Quand le Vautour (son meilleur opposant, enfin adapté à l’écran) terrorise la ville, Spider-Man devra faire face, seul, à ses responsabilités. Au menu : humour, grand spectacle et références aux collègues super-héros. Bref, la recette Marvel. Sortie le 12 juillet.

Song to Song

A Austin, Texas, deux couples se forment sur la scène musicale locale. BV (Ryan Gosling) et Faye (Rooney Mara) sont deux chanteurs passionnés ; Cook (Michael Fassbender) est un magnat de l’industrie musicale qui s’éprend d’une serveuse (Natalie Portman). A côté de ce casting de luxe, quelques musiciens apparaissent dans leur propre rôle avec, entre autres, les Red Hot Chili Peppers, Florence and the Machine, Iggy Pop et Patti Smith.

Productif comme jamais, Terrence Malick poursuit avec Song to Song, son exploration d’un cinéma expérimental, sensoriel, entamée en 2011 avec The Tree of Life et poursuivie depuis avec A la merveille (2012) et A Knight of Cups (2015). C’est parfois creux ou lénifiant mais le talent de Malick reste indéniablement unique. De quoi se pencher sur cette incursion dans le genre musical. Sortie le 12 juillet.

The Circle

Mae (Emma Watson) est une jeune femme ordinaire qui s’occupe de son père malade. Grâce à une amie, elle obtient un poste chez The Circle, la plus influente des entreprises de services informatiques (coucou Google). Elle découvre une entreprise merveilleuse, où son avis compte et qui prend même en charge les soins de son père. Mais toute cette attention à un prix et très vite, Mae se rend compte que la liberté et la vie privée sont des notions très floues chez The Circle.

La Silicon Valley a beau être le cerveau du monde moderne, rare sont les films à s’attaquer de front au sujet, ou alors ce sont des biopics (Steve Jobs, The Social Network)Adaptation d’un roman dystopique best-seller, The Circle se présente comme un critique virulente des géants du numérique qui, sous le vernis libertaire, étendent leur influence jusqu’à nous rendre dépendants de la technologie. Le casting est alléchant puisqu’en plus d’Emma Watson, on retrouve Tom Hanks, John Boyega (Star Wars VII), Karen Gillan (Les Gardiens de la Galaxie) et le regretté Bill Paxton dans son dernier rôle. Sortie le 12 juillet.

Dunkerque

En mai 1940, 400.000 soldats britanniques, français et belges se retrouvent encerclés par les forces du Reich à Dunkerque. Le Royaume-Uni met en place l’Opération Dynamo pour récupérer ses soldats, promis à une mort certaine. Au coeur de cette histoire vraie, Dunkerque s’intéresse aux destins croisés de soldats, de marins, de pilotes et de civils anglais impliqués dans l’évacuation.

Voilà bien un film qui pourrait passer relativement inaperçu s’il n’était pas réalisé par Christopher Nolan. En une poignée de longs-métrages, le réalisateur britannique s’est imposé comme l’un des plus grands cinéastes du siècle (Memento, Inception, Interstellar, la trilogie Batman, comptez les chefs d’oeuvre). Touche-à-tout, Nolan s’essaie ici au film de guerre épique, un genre tombé en désuétude ces dernières années. Le résultat est une expérience sensorielle inouïe et absolument inoubliable. Sortie le 19 juillet.

Baby Driver

Baby (Ansel Egort) est un jeune homme qui souffre d’acouphènes depuis un accident de voiture dans son enfance, un handicap qu’il refoule en écoutant de la musique en permanence. Véritable as du volant (il cale son rythme de conduite sur le beat), il met son talent au service de criminels en tant que chauffeur. Il est à la solde de Doc (Kevin Spacey), un spécialiste des braquages. Un jour, Baby décide de quitter le business pour se ranger (des voitures haha) mais Doc n’est pas prêt à laisse filer son meilleur atout.

Trois films (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Scott Pilgrim) ont suffi à Edgar Wright pour être érigé en petit génie de la pop culture. Son style : de l’action ultra-rythmée, un humour finement dosé et des références pop à tout-va. Dans Baby Driver, il écrase l’accélérateur en optant pour une figure de style osée : caler toute l’action sur la musique écoutée par le héros. Un parti-pris fou mais payant : aux États-Unis, le film a recueilli 98% d’opinions positives sur Rotten Tomatoes. Le film de l’année ? Sortie le 19 juillet.

Valerian et la Cité des Mille Planètes

Valerian, c’est d’abord un chiffre : 197 millions d’euros de budget. Soit le film le plus cher de l’histoire du cinéma français (production EuropaCorp 100% hexagonale) et européen par la même occasion. Quarante ans après la sortie du premier Star Wars, Luc Besson veut lancer sa propre saga de science-fiction, capable de rivaliser avec les productions américaines. Valerian est conçu comme une épopée intergalactique, à mi-chemin entre Star Wars justement, pour l’aventure, et Star Trek, pour le vaste monde à explorer.

Valerian et la Cité des Mille Planètes est l’adaptation d’une BD française. On y suit, en 2740, les agents spatio-temporels Valerian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevigne). Une de leurs enquêtes les emmènent sur la station orbitale Alpha qui abrite plus de 8.000 espèces différentes. La bande-annonce laisse entrevoir un univers coloré, plein de créatures étranges. Avec une promesse : pas un plan sans effets spéciaux. Sortie le 26 juillet.